Ouverture de notre première fenêtre !

Bon, avec un peu de retard (désolé, le we passé a été court, et en semaine il faut que je bosse un peu!), voici l’avancement du we passé. Ce fut le premier we en chantier participatif, avec Thierry Baruch. J’ai eu la chance d’avoir Maxime et Alban qui nous ont accompagné sur ces 2 jours. A 4, on a bien dépoté.

Pour rappel, le but était d’apprendre à ouvrir une fenêtre dans le pisé, afin de pouvoir, par la suite, faire toutes mes ouvertures sans accompagnement d’un professionnel. Et ce fut très technique et intéressant, car je n’ai pas simplifié la tache de Thierry. En effet, la fenêtre que je souhaitais ouvrir était inclue dans la fenêtre déjà existante, qu’il fallait donc fermer… Vous me suivez? Non, alors voila une photo avant et avec l’emplacement de la fenêtre définitive (en rouge l’emplacement de la nouvelle fenêtre).

  

Du coup, il ne fallait pas simplement ouvrir, mais il fallait surtout reprendre les charges de l’ouvertures actuelle, supprimer les linteaux existants, reboucher pour remettre les nouveaux, et finir l’ouverture. Et le tout, en 1 we, sans prendre de risque… Bref, ce ne fut pas une partie de plaisir. Mais Thierry à décidé de relever le challenge, et on a démarré le chantier.

Au vu des charges à reprendre, on a décidé de mettre en place des bastaings + étais de maçon, afin de soutenir l’ensemble du mur (environ 6m de pisé au dessus… soit 16 tonnes!) On attaque donc les ouvertures, pas trop hautes, pour ne pas soutenir le plancher interne. Et cela donne cela :

Une fois les étais fixés, et sous pression (c’est-à-dire qu’il n’est plus possible de bouger ni les étais ni les bastaings), on attaque le cassage de l’ensemble, qui vont nous prendre tout l’après-midi, après une pause de midi bien méritée, grâce à notre traiteur maison préféré… J’ai nommé Adeline!

D’ailleurs, je profite de la pause… Si vous voyez derrière, collé au mur, on voit des tâches brunes… Il s’agit en fait des tests que l’on a fait avec Thierry, afin de connaitre le dosage du pisé. Pour ce faire, on mélange du pisé avec de l’eau et du sable, selon certaines valeurs, et on laisse sécher pour savoir si cela fissure ou non. Et si cela ne fissure pas, c’est que c’est le dosage idéal. Chez nous, le dosage sera 1 volume de terre pour 2 volumes de sable :

Du coup, une fois la pause terminée, on continue de tout casser, afin d’ouvrir la zone, et de préparer la pose des linteaux. Ce qui nous donnera en fin de journée :

Et au petit matin…

Bon, j’avoue… J’ai passé la soirée à monter ce bloc en béton cellulaire. Celui-ci permettra de retenir les linteaux de soutien. 3h de boulot. Le résultat n’est pas parfait, mais j’avoue qu’a 22h, je ne voyais plus grand chose… J’avais mal partout… Bref, j’étais sur les rotules. Mais je l’ai fait!

Et du coup, on attaque la pose des linteaux. Environ 120-150kg chacun, à installer. C’est lourd… Mais au moins cela va tenir!

On place les cales en bois (qui permettent de reprendre les charges, le temps que le béton de chaux prenne), et on attaque de l’autre coté. Ce qui donne au final, avec ma « vitre temporaire »:

Il ne reste plus qu’a enlever les bastaings, et finaliser les remplissages Mais cela, ce sera surement pas avant dimanche, car le défi de la semaine prochaine est tout autre… Décharger et installer les parois en lamellé croisé!

Un grand merci à tous, pour le travail de ce we. Sans vous, je n’y serais pas arrivé. Mais maintenant, je suis prêt à ouvrir n’importe quelle fenêtre dans le pisé!

 

A la semaine prochaine pour la suite des travaux!

 

2 commentaires

  1. Vous êtes dés grands malades 🙂
    Bon j’suis pas fan de la fenêtre provisoire, mais vu la chaleur actuelle, c’est pas si con 🙂

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